
Pendant ma jeunesse, quand je passais mes vacances dans les Alpes chez mes grands-parents, et comme il n'y a pas grand chose à faire quand on passe deux mois dans un village retranché de tout, on passe ses journées avec ce qui nous tombe sous la main. Il y avait parmis cela, un vieux recueil de Pilote qui avait appartenu à ma mère durant la sienne, de jeunesse. Pilote, pour ceux qui n'ont pas connu, était un périodique de bandes dessinées commencé en 1959 et qui aura vécu 30 ans. Il est principalement connu avoir prépublié des séries comme Asterix, Achille Talon, Lucky Luke, Iznogoud, etc, etc... Mais parmi ces séries qui ont réussi à traverser les ages, on en trouvait quelques autres qui n'ont pas eu droit au même...

Le week-end dernier, ça a été repos dans les Alpes et j'en ai profité pour me mettre à la lecture du monovolume de Persépolis acheté quelques semaines auparavant. Pour vous remettre les idées en place, Persépolis, avant d'être un film d'animation, c'était une bande dessinée de Marjane Satrapi, une jeune iranienne qui à la fin des années 70 voit son pays changer de régime et instaurer une république islamique. Entre la guerre contre l'Irak à l'extérieur et la représsion du régime à l'intérieur, ses parents décideront finalement de l'envoyer en Europe où elle passera quelques années à Vienne. Je ne m'étends pas plus sur le scénario. Je l'ai fait pour le film et les deux histoires sont, non pas identiques,...

C'est là que ça se passe. A croire que certains genres ne se mélangent pas. Oh, les comics ont commencé les premiers, Madureira s'imprégnant petit à petit de saveurs orientales dans son dessin, Sentai School est un bon exemple français de ce que peuvent donner des inspirations Japonaises, mais Fluide Glacial, ça reste Fluide Glacial. Alors, combien même j'aime Edika, Maester, Binet et les autres, il y a des trucs qui ne passent pas, et c'est avec un navrement (ça se dit ?) incommensurable que je me suis retrouvé à lire cet article il y a deux semaines alors que je faisais gaiement bronzette le long de la Méditerrannée. Alors, tout n'est pas à jeter dans cet article, ne serait-ce que parce que son auteur reconnait aimer...