Le 09/08/2007 à 13:29:05.

Kazuki Mutō, deuxième année de lycée, voit en rentrant un soir une jeune fille menacée par un monstre tentaculaire. S'interposant, il reçoit un tentacule en plein coeur... et se réveille en sursaut le matin. Il en conclut au cauchemar.
Le soir même, il se fait attaquer par un de ses professeurs, qui se transforme sous ses yeux en monstre. S'enfuyant, il entend son téléphone portable sonner, et une voix féminine lui disant qu'il a la permission d'utiliser sa force pour se battre. Ne comprenant pas de quoi il retourne, Kazuki continue à fuir... mais croise sa soeur Mahiro (まひろ), qui se fait avaler par le monstre.
Furieux, il essaye de combattre, mais se fait balayer en un instant. Sentant une douleur au niveau de son coeur, il se souvient alors de ce qui s'est passé la veille. Tué par la créature, la jeune fille qu'il a sauvée lui a offert un coeur artifiel, produit de l'alchimie. Cela lui confère de plus une force de combat spéciale.
L'utilisant, Kazuki parvient à sauver sa soeur, et la jeune fille intervient pour achever le monstre. Celle-ci s'appelle Tokiko Tsumura, et lui explique qu'elle combat contre des homonclus, créatures se nourrissant d'humains. Malgré ses avertissements, Kazuki décide d'aider Tokiko à les combattre, afin de protéger sa soeur et ses amis.
Wikipedia

Il y a des séries, comme ça, on sait quand on les commence, mais on ne sait pas quand on les finit. J'avais commencé Busou Renkin en octobre 2006 et ce n'est que 10 mois plus tard que je finis. J'avais avancé très rapidement le début de l'histoire, et je me gardais les trois derniers épisodes en me disant "je vais les regarder les trois d'un coup, je vais les regarder les trois d'un coup", et puis je n'ai jamais trouvé le temps. Bref, pour finir cette introduction qui n'intéresse personne, c'est la semaine dernière que je me suis dit que finalement, tant pis pour la continuité, il fallait bien que je finisse la série.
Busou Renkin, ou Busō Renkin, c'est vous qui voyez, est la dernière série de Nobuhiro Watsuki, le créateur de Kenshin. La série n'a malheureusement pas eu le succès escompté, et alors que celle-ci devait tenir sur 10 volumes, l'éditeur japonais, la Shūeisha, a arrêté la parution au volume 9 en 2005. Et pourtant, ça n'a pas empêché le studio Xebec (Bootle Fairy, Love Hina, Negima...) de mettre en chantier une adaptation en anime l'année suivante.
En deux mots, Busou Renkin, même s'il n'irait pas prétendre au titre de série de l'année, reste tout de même un petit Shonen bien sympathique qui se regarde sans déplaisir.
La série est dirigée par Takao KATO (Megaman Ex, Sorcerer Hunters), le scénario est retravaillé par Akatsuki YAMATOYA (Kaze no Yojimbo, Saint Seiya Tenkai-Hen, Scrapped Princess...), la musique signée Kouhei TANAKA (Gunbuster 1 et 2, One Piece...).
Comme je le dis au-dessus, Busou Renkin reste une bonne petite série. Les premiers épisodes m'avaient fait une impression mitigée, car je ne suis généralement pas fan des monstres pseudo-tentaculaires à la voix déformée éléctroniquement, ça a un arrière goût de cheap généralement du plus mauvais effet. Mais finalement, ce sont les "premiers boss" qui sont ainsi et quand les personnages commencent à prendre de l'ampleur et que le scénario se précise, les choses deviennent de plus en plus intéressantes. Le scénario d'ailleurs arrive à être assez dense et chaque épisode apporte son lot d'information, même si on évite pas quelques filers du style "allons passer le week-end à la plage" bien nécessaire à chaque série pour montrer les personnages féminins principaux en tenues de bain.
Pour le reste, comme je le disais, la trame de fond s'étoffe petit à petit, le tout sur fond d'alchimie, de créatures magiques et de guerriers qui luttent depuis des centaines d'années, nia nia nia. Bref, rien de très original tout ça. Mais au milieu, on trouve tout de même trois personnages principaux, pour être précis, le héros et l'héroïne qui vont lentement mais inéluctablement tomber amoureux l'un de l'autre, et de l'autre côté, on a "le" rival. Et c'est là que la série arrive à se détacher un peu du reste, non pas sur la relation héros - rival, mais plutôt sur ce rival qui est une bonne représentation de l'intérêt de la série, c'est que Watsuki a le courage de nous proposer des personnages complètement kitsch de manière totalement avouée.
Les premiers ennemis sont moches, certes, mais les choses s'améliorent par la suite : entre l'ami du héros avec une banane à faire pleure de jalousie Ryu de Shaman King, les apparences exagérées des armes des héros, les tenues toutes plus excentriques les unes que les autres des alchimistes... Et puis, on a donc le rival, Papillon (en Français dans le texte), qui se bat en spandex bien moulant de partout, avec son loup (pas la bête, hein, le masque) en forme de... papillon évidemment. Le personnage est décalé, comme le prouve par exemple cette scène où il parle avec Kazuki en ville et rentre, nature, dans un fast-food pour commander un Burger l'air de rien.
Bref, à part ça, l'anime est d'un bon niveau techniquement. Pas de problème d'animation, les combats sont bien gérés et la musique de Kouhei TANAKA met généralement bien dans l'ambiance.
Je viens de relire la critique sur Livehouse, et finalement, je m'aperçois que je suis assez d'accord. Même si la série pouvait présager du mauvais, très classique, trop classique même sur certains points, finalement, le tout se laisse suivre avec un réel plaisir.

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