Le 11/05/2007 à 08:23:10.

Après une longue guerre contre la République de Frost, l'Empire signe de manière abrupte un cessez-le-feu qui termine la guerre. Trois ans plus tard, l'Empire est en ruine et le peuple meurt de faim. Des anciens soldats sont devenus des bandits. Un ancience de la troupe Anti-Tank, Randel Orland se retrouve de manière inattendue dans la section Pumpkin Scissors, spécialisée dans l'aide et le soutien de ceux qui ont été touchés par la guerre. Celle-ci est dirigée par Alice L. Malvin dont la mission consiste à restaurer l'ordre dans cet Empire ravagé par la guerre.

Ceci sera sans doute un texte assez court. En deux mots, la série est sympa, bien que pas exempt de défaut, mais le visionnage qui s'est fait sur le très long terme n'aide pas forcément à se rappeler de tous les détails. Alors, je veux quand même marquer le coup et laisser un texte dessus, mais ne nous attendons pas à une longue buche de trois kilomètres.
Quelques mots concernant le staff. La série est dirigée par Katsuhito AKIYAMA, qui a dirigé pas mal de séries, OAV ou films (Armitage Dual-Matrix, Bubblegum Crisis, Gall Force, Elementalors...). Le scénario est signé Yuuji HOSONO, qui a déjà travaillé sur Trinity Blood ou Ray. Le design est signé Chizuko KUSAKABE (Trouble Chocolate, Petite Princess Yucie). Enfin, et non des moindres, signalons la présence à la musique de Kô ÔTANI qui est tout de même l'auteur de la bande son fabuleuse de Shadow of The Colossus. Même si la bande-son de l'anime est inférieure à celle du jeu, on reconnait tout de même bien sur certains morceaux la pate de l'auteur avec quelques compositions qui sonnent merveilleusement bien.
Comme je le disais plus haut, Pumpkin Scissors est une série sympa, mais avec certains éléments qui l'empêche d'atteindre son plein potentiel.
Au registre des défauts, le premier et non le moindre est son scénario qui ne va pas au bout des choses. Dans les faits, l'histoire se compose de petits scénarios qui varient entre 1 et 5 épisodes (pour l'arc final), chacun indépendant l'un de l'autre, mais avec une trame commune qui se dessine petit à petit. Si notre section Pumpkin Scissors (et ses différents membres dont je parlerai un peu en dessous) lutte jour après jour pour soutenir le peuple, on fera vite la découverte qu'une organisation secrète opère en arrière avec le but bien inavouable de renverser le pouvoir en place. Malheureusement, ce scénario intéressant de complots et autres magouilles ne trouvent pas sa résolution au terme des 24 épisodes de la série, nous laissant grandement sur notre fin et dans l'expectative d'une seconde saison.
Concernant les personnages, la section Pumpkin Scissors est composées de 7 membres. Quatre sont les personnages principaux : Rangel Orland, le héros de l'histoire, au passé lourd et empli de mystère. Ce passé est également l'un des défauts de l'histoire, car si ce qu'on en voit tout au long de la série est diablement intriguant, on n'a pas non plus à la fin de celle-ci des réponses claires et précises sur le personnage, son passé, ses flashs qui lui arrivent en combat et lui ordonnent de tuer ses adversaires.
Le second personnage principal, c'est Alice L. Malvine, une noble qui a décidé de se mettre au service du peuple. C'est l'archétype même du personnage de rang supérieur qui souhaite qu'on ne la reconnaisse pas comme telle, et la série revient souvent sur cette différence de rang, entre elle et le peuple qui éprouve des difficultés dans sa vie de tous les jours.
Les deux hommes directement sous ses ordres sont Orland, un beau gosse dragueur de première qui sait se servir habillement de ses charmes pour obtenir des informations et Machs, jeune homme renfermé qui aura au tout début quelques doutes quand aux origines de Randel.
Si ces quatre-là sont ceux qui agissent sur le terrain, il reste également Stekkin, sorte d'aide de camp toute mignonne, Hunks, le chef de la section, peu locace mais toujours prêt à aider ses gars lorsqu'ils sont dans la panade et enfin, Mercury, le chien message, un gros labrador qui a la facheuse habitude de mordre la tête des gens qu'il ne connaît pas.
Malgré ses défauts, la série n'en reste pas moins agréable. J'ai trouvé que généralement chaque petite histoire est (évidemment plus ou moins) intéressante, et l'ambiance assez déséspérante de l'après-guerre est plutôt bien rendue. Le début de l'histoire se veut assez moralisateur à coup de "c'est dur la guerre, mais on va s'en sortir", mais finalement, cela passe petit à petit.
D'un point de vue purement technique, il y a du bon et du moins bon. Quelques épisodes se loupent totalement mais d'une manière générale, on reste au-dessus de la moyenne, et ce, même si c'est signé Gonzo. Ouf.
Bref, je rejoins Achtor sur ce point, sans être aussi vindicatif, la série se laisse voir, même si une seconde série répondant aux questions est grandement à espérer.




