Cobra

Le 17/01/2007 à 01:56:01.

Histoire

Johnson est un employé de bureau qui s'ennuie. Une compagnie nommée Dream Corp. propose à ses clients de pouvoir acheter des rêves. Johnson rêve alors qu'il est Cobra, un pirate de l'espace qui voyage de planètes en planètes avec sa fidèle compagne, Armanoïde, un dangereux androïde de combat. Mais ce rêve n'en est pas un, cet homme est Cobra qui, lassé de cette vie d'aventurier, a décidé d'effacer sa mémoire, de changer son visage afin de pouvoir vivre dans l'anonymat sans être incessamment poursuivi par la Guilde des Pirates de l'Espace. Et quand la mémoire lui revient, il se remémore ses aventures passées et surtout son arme secrète, le psychogun (ou rayon Delta dans la version française de l'anime), une arme unique incrustée dans son bras gauche.

Avis

Avant tout chose, un mot sur l'édition de Cobra en manga. Edité il y a quelques années chez Dynamic, j'avais, à l'époque d'ailleurs, fait l'acquisition des deux premiers numéros, toujours avec l'espoir de continuer un jour. Et puis, à la fin de l'année 2005, c'est Taïfu Comics qui a pris le relais en instaurant sa collection "Convini", certainement une des meilleures idées qu'un éditeur ait eu dernièrement. La collection Convini, lancée avec Cobra et complétées depuis lors par Bakuretsu Hunters, et j'espère à l'avenir d'autres séries, propose des mangas de format plus petit, sur du papier de qualité moyenne, des tomes sans rabats, mais vendu, pour le cas de Cobra, par 5 aux pris plus qu'attractif de 15€ par coffret. Au final, la série se compose de 4 coffrets de 5 mangas, pour un coût de 60€, ça reste plus que raisonnable. Et j'espère que d'autres éditeurs n'hésiteront pas à suivre cette voix en proposant des séries, peut-être vieillottes, mais qu'il serait bête de manquer surtout à ce prix-là.

C'était donc le coup de pub pour Taïfu, maintenant, voyons ce qui nous intéresse, le manga. Pour opposer le manga à la série, il est intéressant de noter que celui-ci va beaucoup plus loin dans le scénario que celle-là puisque les 30 épisodes que composent l'anime ne suivent que les 6 premiers volumes du manga. Très vite, on se retrouve avec des scénarios inédits et plus les pages du manga s'enchaînent et plus on sent que Buichi Terasawa, son créateur, est à l'aise avec son personnage, maîtrisant son univers, l'ambiance particulière qui s'en dégage et ses scénarios.

Lire Cobra, c'est revenir dans le temps, 30 ans en arrière car le manga date de la fin des années 70. C'est un manga de science-fiction qui s'inspire énormément de ce que les américains faisaient à cette époque. Ca se sent à plusieurs niveaux, le style graphique d'une part qui évolue au fil des pages. Alors que les traits des personnages sont assez ronds, presque approximatif au début, au fur et à mesure, les personnages deviennent de plus en plus réalistes. Pas de gros yeux ronds, pas d'humour non sensique, de personnages qui tombent à la renverse ou autre. On a affaire à une histoire pour adulte, souvent violente, parfois cruelle, et généralement teinté d'un léger érotisme assez inhérent à l'époque.

Les personnages, parlons-en. Cobra, le héros, est assez représentatif du genre de l'époque, héros par excellence, toujours cool, le sourire aux lèvres, qui ne se promène jamais sans son cigare, il arrive toujours à acquérir ce qu'il désire, que ce soit les trésors comme les femmes, rien ne lui résiste. Sa réputation le précédent généralement, ses ennemis, les Pirates de l'Espace, rien qu'à son nom, voient leur sang qui se glace (se glace, se glace)... Et sur ce point, le générique ne trahit pas la série. Alors, c'est, comme je le disais plus haut, un retour dans le temps, car une série comme celle-ci ne se voit plus aujourd'hui, l'heure étant plus généralement aux anti-héros qui ont toujours de fâcheux défauts (citons, par exemple, Ryo Saeba et son faible pour les femmes et les coups de massue qui s'en suivent, Ranma et sa peur des chats, Son Goku et sa naïveté et j'en passe et des meilleures). Cobra a eu un modèle quand Terasawa l'a créé et signalons-le, il est français. En effet, l'auteur étant un grand fan de l'acteur Jean-Paul Belmondo, il a donné à son personnage quelques traits, que ce soit physiques (le nez en particulier) ou de caractère (le côté cool principalement) de l'acteur.

Outre Cobra, un seul autre personnage est récurrent dans la série, Armanoïde, est la compagne de combat, non pas à la ville, mais dans ses missions. Il s'agit d'un puissant robot de combat largement inspiré par le robot bien connu du film Metropolis. Alors que les deux font fréquemment équipe en début d'aventure, tout un pan entier du manga l'a fait disparaître avant de revenir pour les dernières missions sur la fin. Elle aura toujours un rôle d'aide de notre héros, sans jamais lui voler la vedette.

Outre ces deux personnages, on peut classer le reste des protagonistes en deux classes, divisibles également chacune en deux sous classes.

D'un côté, nous avons les méchants, avec, d'un part, ce que nous appellerons le menu fretin et de l'autre, les grands méchants. Les méchants de l'histoire servent d'ailleurs de fil rouge au manga, puisque Cobra aura affaire plus ou moins tout du long de l'histoire avec la Guilde, un grand groupement de Pirates qui s'affairent aux quatre coins de l'univers. Bien que pirates, c'est pratiquement le terme de mafia qui conviendrait le mieux, puisque ceux-ci touchent à tout, drogue, armes, guerres, casinos, vols et même un peu de religion de temps en temps. Le plus fameux des ennemis de Cobra et également le plus terrible est l'Homme de Verre, haut membre de la Guilde que l'on reverra à plusieurs reprises.

De l'autre côté, nous avons les gentils, que l'on peut diviser en deux également, avec une division somme toute assez bête : les hommes qui, eux, ont deux possibilités, soit ils sont "importants" et aideront Cobra tout du long d'un épisode, soit ne serviront que d'indic et risquent très fortement de finir l'histoire avec un trou dans la tête. De l'autre, nous avons les femmes qui, en fait, peuvent connaître le même sort que les hommes, mais je serais tout de même tentés d'en dire quelques mots de plus, car on sent tout du long de l'histoire que Terasawa prend un plaisir certain à dessiner les compagnes de route de notre héros. Comme je le disais plus haut, le manga est teinté d'un léger érotisme tout du long, et Cobra arrive aisément à faire chavirer ses compagnes. Un sourire ravageur, un ennemi juré tué après un combat épique et aucune femme ne lui résiste. Evidemment, toutes les femmes qu'il croisera sur sa route auront nécessairement un corps de déesse, et quelques soit le lieu, la météo ou quelques conditions que ce sera, elles porteront le moins d'habits possibles, cela va sans dire (parce qu'il est toujours plus facile de se déplacer en ne portant qu'un deux pièces bien serré, c'est évident). Alors, c'est un plaisir pour les yeux indubitable, mais, comme je les déjà dit, c'est véritablement le genre de choses qu'on ne verrait plus de nos jours. Je ne m'en plains pas, notez bien.

Concernant l'histoire en elle-même, et par la même occasion l'intérêt du manga, Buichi Terasawa nous propose des scénarios où se mélangent habillement SF, aventure, actions. Il est assez amusant de voir que ses histoires, souvent à rallonge, se composent de chapitres qui peuvent atteindre la centaine de pages avec des mangas qui n'ont parfois que 2 chapitres. On ne peut donc pas dire que l'auteur ne prennent pas le temps de détailler ses histoires, et c'est tout à son honneur car il sait mêler ces différents éléments. Avec des récits qui prennent place aux quatre coins de l'univers, la seule limite du manga est celle de l'imagination de son auteur et pour ça, on peut dire qu'il sait y faire. Inventant des créatures divers, des mondes variés et des technologies qui n'existent pas encore, malgré que la série s'étendent sur 20 tomes, on n'a jamais le temps de s'ennuyer, et à coup de 5 tomes par coffret, c'est un plaisir que d'enchaîner les unes après les autres les autres

Source des images : Cobra World

1 commentaires

Jack @ www le 17/01/2007

"Homme ou machine, nul n'imagine quel est son secret..." Pardon je m'emporte xD Ah Cobra, c'est vrai que c'était une bonne série, et maintenant que tu le dis, il est vrai qu'il ressemble beaucoup à Belmondo, je n'avais jamais remarqué. Et puis 60€ l'intégrale ce n'est pas cher donc je vais peut-être me laisser tenter qui sait. Merci pour les infos

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Informations Techniques
Titre(s) alternatif(s) :
Space Adventure Cobra
コブラ
Année : 1978
Genre : Aventure
Histoire originale : Buichi Terasawa
Editeur : Taïfu Comics
Format : 20 épisodes
Note de l'auteur
8/10
Media
Cobra Cobra Cobra Cobra
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