Le 24/11/2006 à 03:26:09.

Alors que Suneo joue dans son jardin, il découvre une étrange balle. De celle-ci jaillit un étrange esprit du vent qui déclenche la panique par où il passe. Alors que l'esprit croise le chemin de Nobita, celui-ci décide d'emmener l'esprit chez lui et le nomme Fuuko. Grâce à Doraemon, Fuuko reçoit un corps pour se déplacer plus facilement. Mais à l'autre bout du monde, des hommes sont à la recherche de cet esprit...

Doraemon est une phénomène au Japon, une série débutée depuis des années dont le succès ne semble jamais faiblir. Sa première apparition à la télé remonte à 1973 pour une série de 26 épisodes, composées de deux petites histoires. Par la suite, Doraemon reprendra du service en 1979 et cette seconde série compte plus de 1000 épisodes. Evidemment, vu la longévité, il faut rajouter un bon paquet de spéciaux et de longs métrages.
Doraemon, pour ceux qui ne connaissent, c'est un chat robot (bleu) venu du XXIIème siècle qui décide de remonter le temps jusqu'à notre époque pour aider Nobita, un jeune garçon japonais, dont les descendants sont les maîtres du robot. Au cours de la série, on suit donc les aventures de Nobita et Doraemon, mais également leurs amis, Shizuka, dont Nobita est amoureux, ainsi que Suneo et Gian, un garçon gentil, mais qui a trop facilement tendance à s'énerver.
Doraemon est resté pendant très longtemps indisponible ailleurs qu'au Japon, et ce n'est que récemment que certains sub de la série originale ont commencé à faire leur apparition. Mais avec plus d'un millier d'épisodes, on a le temps d'attendre la fin. Par contre, quelques teams se sont mises à traduire certains films cinéma, c'est le cas de Doremi qui nous propose ce "Doraemon: Nobita and the Strange Wind Rider".
La présentation sera vraisemblablement courte, car si Doraemon est un succès au Japon, ce succès repose sur des bases assez simples, c'est une série pour toute la famille où se mélangent humour, vie quotidienne avec un soupçon d'aventure. Le film en particulier, qui développe un scénario tout de même plus dense que la série, se tourne pas mal du côté de l'aventure écolo. On sent fortement des inspirations du studio Ghibli, le Chateau dans le Ciel et Princesse Mononoke en tête, mais le film n'a pas non plus le message profondément naturaliste qui se dégage des oeuvres de Miyasaki. Doraemon s'inspire de cet univers par petites touches, se voulant respectueux de la nature, en nous présentant un drôle de petit esprit, Fuuko, un mini-typhon qui, pour plus de facilité, rentre dans la peau d'une peluche en forme de petit dragon, ou encore le village du vent, perdu dans une profonde vallée quelque part sur Terre, vraisemblablement dans l'Himalaya, dans tous les cas en Asie.
Maintenant, même si le film est en premier lieu réalisé pour les enfants, avec un humour mignon, une violence sans réelle conséquence, sauf quand il s'agit d'arrêter le méchant de l'histoire, des designs mignons et des couleurs éclatantes, le film en a aussi les inconvénients qui vont avec. Les personnages réagissent de manière stéréotypée, les caractères ne sont pas développés outre mesure et, les ressemblances avec les oeuvres de studio Ghibli se font vraiment trop sentir par moment, tel que, par exemple, quand Nobita est sauvé du froid par un troupeau de Yak et que le chef de la troupe est deux ou trois fois plus grand que ses congénères, à l'image du dieu-loup ou du dieu-phacochère de Mononoke.
Evidemment, c'est en regardant avec des yeux d'adulte que ces défauts resortent à posteriori. Car le film reste une jolie aventure qui se laisse suivre agréablement. Comme toujours dans la série, si Doraemon a son nom en haut de l'affiche, c'est Nobita le héros qui par son courage et sa fougue a tendance à se jeter dans la gueule du loup. Par contre, c'est à Doraemon que l'on doit bon nombre d'éléments comiques du film, car le petit robot possède une poche en "4-dimensions" qui lui permet d'en sortir des objets aussi divers qu'improbables et qui seront bien utiles à nos héros en court d'aventure.
Techniquement, le film datant de 2003, les moyens techniques utilisés pour la réalisation sont conséquents. L'animation est de très bonnes factures, tout au long du film, les décors sont bien souvent magnifiques et les couleurs, éclatantes, sont variées en fonction des décors. Evidemment, avec un succès de bientôt 30 ans, il est des films qu'il ne faut mieux pas louper.
En conclusion, même si je ne rentre certainement plus depuis des années dans la catégorie visée par Doraemon, j'avoue que le visionnage de ce "Doraemon: Nobita and the Strange Wind Wizard" était bien agréable.


