Black Lagoon

Le 31/08/2006 à 17:51:59.

Histoire

Black Lagoon. Une équipe de pirates qui vit de petits boulots plus ou moins dangereux dans le Pacifique. Okajima Rokuro est un jeune japonais employé de bureau qui doit voyager avec une disquette contenant des informations très importantes. Son bateau est attaqué par les pirates et ceux-ci l'emmènent comme monnaie d'échange. Quand le gouvernement japonais refuse de payer la rançon qu'ils demandent, sans trop savoir quoi faire, Rokuro, bientôt renommé Rock, décide de rester avec ses ravisseurs. Il fera connaissance avec les membres de l'équipage, Dutch, Benny et surtout Revy et découvrira leur monde petit à petit.

Avis

Série d'avril 2006, Black Lagoon ne se prend définitivement pas la tête. Les éléments principaux de la série sont des l'action, des héros charismatiques et des histoires qui s'enchaînent à toute vitesse. Tirée d'un manga de Rei Hiroe, la série est réalisée par Sunao Katabuchi. Celui-ci n'est pourtant pas un habitué des séries du genre puisqu'il a travaillé sur, par exemple, Card Captor Sakura, Sherlock Holmes ou même Kiki's Delivery Service. Il n'empêche, bossant sur la réalisation, le script et la composition de la série, Katabuchi a réalisé un excellent travail.

Si l'équipe de nos héros est composé de quatre personnalités différentes, Dutch le chef taciturne, baraqué et réfléchi, Benny le blondinet en chemise hawaïenne spécialiste en informatique, la série se centre principalement sur les deux autres membres de la troupe. On sent que la chouchoute reste Revy, beauté fatale qui se balade tout du long en petite tenue (short et t-shirt très très courts), les bras couverts de tatouages et la gâchette facile. Enfin, on trouve Rock, le petit nouveau qui intègre l'équipe malgré lui en début de série et qui cherchera tout du long à se faire sa place.

On peut diviser le scénario en deux grandes parties, si les épisodes nous content les aventures de l'équipe à travers ses petits boulots un coup pour la mafia russe, un coup pour les asiatiques, de l'autre, on note l'évolution des relations entre Revy et Rock. Si ce dernier est vite forcé de faire table rase sur son passé, lorsqu'il apprend que pour son pays et sa famille, il est considéré comme mort et qu'on ne payera pas la rançon demandée par ses ravisseurs, on a de l'autre côté Revy qui se dévoile petit à petit. Elle adopte alors que le caractère classique de la jeune fille livrée à elle-même dans un monde violent qui a dû elle-même adopter ce système difficile pour s'en sortir, expliquant ainsi son amour immodéré pour la baston et les flingues. Si le personnage révèle assez vite ses limites d'un point de vue intellectuel (moi vois, mois tue, le reste, je m'en fiche un peu, réveillez-moi plus tard), elle est évidemment l'élément central de toutes les scènes d'action. De son côté, Rock réveillera chez elle des sentiments qu'elle ne maîtrise pas, de le voir échouer dans un monde qui n'est pas le sien, elle aura bien du mal à se contrôler. Mais le japonais saura s'émanciper de la situation et en ressortira grandi.

Si les deux sont au centre des histoires, il convient tout de même de parler un peu du reste de la série. Les douze épisodes qui composent cette première saison sont regroupés en petites histoires qui s'étendent sur deux ou trois épisodes. Le déroulement est généralement le même, une nouvelle mission, celle-ci tourne mal puis nos héros reprennent le dessus. L'action se déroulant dans le Pacifique, dans la ville fictive de Roanapra, partagée entre deux mafias différentes, Russe d'un côté, Asiatique de l'autre, mais au fil des épisodes, des personnages beaucoup plus éloignés vont venir glisser le bout de leur nez, notamment d'Allemagne, avec trois épisodes qui nous présentent une troupe de Nazis à la recherche d'un tableau datant de la seconde Guerre Mondiale, ou également d'Amérique du Sud avec une maid tueuse à la recherche de son jeune maître enlevé par l'équipe du Lagoon.

L'intérêt de la série est qu'elle ne se prend pas au sérieux. Si quelques éléments de géopolitique sont lâchés ça et là pour donner un minimum de volume à l'ensemble, ce n'est réellement pas l'intérêt de la série. Revy est indubitablement une héroïne sexy avec un physique de rêve, mais l'anime n'en est pas pour autant rempli de fan service. Ce n'est pas la potiche de service avec la poitrine qui valdingue dans tous les sens. Heureusement d'ailleurs. L'anime se place plutôt dans la cours des grands avec son côte cool volontairement assumé, sa violence physique, son vocabulaire peu recommandable. La série se permet même de surprendre le fan en utilisant à son compte l'un des poncifs des animes. Les épisodes 8, 9 et 10 sont parmi les meilleurs de la série puisqu'il se centre sur une maid tueuse. Si la plupart des animes présentant des maids nous les montre comme des servantes dévouées à leurs maîtres prêtes à tout pour eux, ici, le personnage est poussé à l'extrême puisque celle-ci, ancien soldat en Colombie, est présentée comme une machine à tuer qui n'a rien à envier au T1000 de Terminator 2.

La technique ! J'allais l'oublier. D'un point de vue technique, la série est excellente. Pas de mauvais épisode qui sombre d'un seul coup dans la médiocrité à cause de dessins ou d'une animation ratés, ici, tout se maintient du début à la fin. L'animation, sans être exceptionnelle, est d'un très bon niveau et le rythme est toujours régulier. Il est évident que ce sont les scènes d'action qui ont bénéficié du plus de soins et ça se voit. Si certaines scènes de dialogues traînent un peu en longueur, c'est rarement gênant et l'action revient vite. La musique a un rôle particulier dans l'ambiance puisque les morceaux, à l'image du générique de début, très efficace, sont souvent bien musclés.

En conclusion, les douze épisodes qui composent cette première saison de la série sont vraiment très sympathiques. Sans être ultime, la série se laisse regarder avec grand plaisir. A regarder le soir en rentrant du boulot pour passer le temps sans réfléchir mais en prenant quand même son pied.

3 commentaires

pauline @ www le 13/11/2007

Dans le cadre de la 4e Fête de l'animation et de la Quinzaine du Japon les Rencontres audiovisuelles accueillent à LILLE le réalisateur japonais : SUNAO KATABUCHI
du 15 au 18 novembre 2007 (Palais des Beaux Arts)

Katabuchi a fait ses armes auprès de Hayao Miyazaki, a collaboré avec les célèbres Studio Ghibli et Studio 4°C.
Storyboard, scénario, réalisation, production, cet artiste multitalents a contribué à des monuments de l'animation japonaise.

TABLE-RONDE : rencontre avec le public...
Samedi 17 novembre 2007 - 16H
Auditorium du Palais des Beaux-Arts - Lille
Le réalisateur partagera son expérience de créateur complet et vous éclairera sur les rouages de la production de l'animation au Japon.
Seront projetés son court métrage inédit en France et, en avant-première, des extraits d'un projet encore confidentiel.

PROJECTIONS, en présence de l'artiste
Auditorium du Palais des Beaux-Arts - Lille
Jeudi 15 novembre - 19h30 : Kiki, la petite sorcière, long métrage
Samedi 17 novembre - 19h30 : Princesse Arete (long métrage inédit)
Dimanche 18 novembre - 16h : Sherlock Holmes, série pour enfant
Dimanche 18 nov. - 19h30 : Black Lagoon, saison 2 en avant-première (épisodes 1, 2, 3) et cinématique de Ace Combat 04

INFOS PRATIQUES
Table-ronde gratuite
Séance de projection : 4 euros
Programme complet de la Fête de l'animation sur www.fete-anim.com





Manic @ www le 11/09/2006

Une seconde saison est en production chez Madhouse et devrait être diffusé prochainement à l'automne
(Sinon, Black Lagoon, c'est bien.)

Zylwee @ www le 01/09/2006

très bonne série (l'équipe du Lagoon n'a pas kidnappé le gamin, ils le récupèrent juste sur un bateau, c'est pas des méchants !)
il parait qu'il y' aura une suite, quelqu'un en sait plus ?

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Informations Techniques
Titre(s) alternatif(s) :
ブラックラグー
Année : 0
Genre : Action
Histoire originale : Rei Hiroe
Réalisateur : Sunao Katabuchi
Compositeur : Edison
Character-Designer : Shino Masanori
Format : 12 x épisodes
Note de l'auteur
8/10
Media
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