Space Symphony Maetel

Le 11/04/2006 à 09:39:12.

Histoire

Alors que la méchanisation de sa planète natale a commencé, Maetel, fille de Promethium, reine de la planète Rametal, rentre chez elle à bord du Galaxy Express 999. Durant son voyage, elle fera la connaissance de Nazca, un jeune homme possédant une habilité rare avec les machines. Une fois arrivés sur Rametal, Nazca attaque Promethium qu'il accuse d'avoir tué son amie. Peu après, on apprend qu'une rébellion des humains restants sur la planète, menés par le commandant Léopard et son vaisseau, le Space Panzer, se prépare contre la reine qui rêve de mécaniser et diriger l'univers entier.

Avis

Réalisée en 2004, Space Symphony Maetel est la suite directe de Maetel Legend, sortie 4 ans plus tôt et sert de prologue à la série Galaxy Express 999.

Même si le scénario est signé dans les deux cas par la même personne, Mugi Kamio, qui a également officié sur d'autres séries de Matsumoto comme Gun Frontier ou Cosmowarrior Zero, on note quelques différences contradictoires dans l'histoire, mais c'est un élément récurrent dans les oeuvres de Matsumoto. Ainsi, si la reine Promethium prend sa forme finale lors du dénouement de Maetel Legend, on la retrouve en début de Space Symphony avec un visage humain, ses filles (Maetel et Emeraldas) ne semblent pas plus choquer que cela, et ce n'est que vers la fin qu'on verra à nouveau la reine sous sa forme mécanique.

Faisons fi des contradictions habituelles des animes et manga signés Matsumoto et penchons plus en détail sur le cas présent. Space Symphony Maetel reprendre plus ou moins là où Maetel Legends s'était achevé. Ainsi, la reine Promethium a comme idée de gouverner l'univers entier grâce à ses humanoïdes. La série s'attache à montrer la lutte entre les humanoïdes, forme de vie « parfaite », contre les derniers humains qui ont refusé la mécanisation de leur corps. On s'appercevra bien vite que le commandant Léopard, sous couvert d'une fidélité sans borne à la reine, complote dans son dos à la survie de son espèce. Vient se greffer sur ce background Nazca, un jeune nouveau dans l'univers de Matsumoto qui prendra beaucoup à Tetsuro dans son rôle de compagnon de Maetel, même si leurs caractères sont différents et, même si le but à atteindre est, in fine, le même, chacun a son moyen d'y arriver. On pourrait même le voir comme un croisement de Tetsuro et Tochiro puisque, même s'il n'atteint pas le même génie que le constructeur de l'Arcadia, il n'en reste pas moins un ouvrier excellent avec les machines qu'il sait monter et démonter à volonté. Leur capacité avec les machines va même se traduire, durant la série, par l'ajout d'un nouveau vaisseau, designé par Tochiro et construit par Nazca, celui-ci combattra bien évidemment aux côtés de l'Arcadia et du Queen Emeraldas.

Nul n'ira me remettre en question quand je dis que Nazca, dans cet anime, a le rôle du jeune héros fougueux, symbole de jeunesse, avec une énergie prête à déborder, même si ces intentions sont avant tout motivées par un désir de vengeance envers la reine Promethium. Mais quelques années plus tard, Tetsuro sera dans un sens motivé par la vengeance après que sa mère ne soit abattue par un androïde. Mais à l'époque de Galaxy Express, on était très loin des éléments politiques et tactiques qui émanent de cet anime.

N'oublions par bien entendu de parler de Maetel, personnage central de l'histoire, tout comme dans Maetel Legends, les créateurs se sont attachés à détailler au maximum ses relations avec les autres. Si ses sentiments les plus profonds pour sa mère ne change pas d'une série à l'autre, elle lui voue un amour profond, leurs expressions changent radicalement. Car si, autrefois, elle avait encore espoir que sa mère regagne son humanité, là, elle sait que le salut ne lui viendra que dans la mort. Bien entendu, je ne gâcherai pas le plaisir des amateurs de Matsumoto qui savent déjà que ses plans sont voués à l'échec, mais je n'irai pas plus détailler la fin de l'histoire.

Outre sa relation avec sa mère, c'est également avec sa soeur que les échanges se feront. Si Maetel choisit de rester auprès de sa mère, Emeraldas décide très vite de quitter sa planète pour vivre sous la bannière de la liberté : le drapeau des pirates. C'est par ces chemins qu'elle fera la connaissance des deux fameux héros de Matsumoto que sont Harlock et Toshiro, ceux-ci ont un rôle relativement faible dans l'anime, il serve de support dans la guerre qui oppose les humains aux machines, grâce à leur fabuleuse machine qu'est le Death Shadow. Emeraldas, pour revenir à elle, aura bien du mal à voir clair dans les pensées de sa soeur, imaginant un instant que celle-ci ira trahir les humains.

Enfin, il était question plus haut de Nazca, premier personnage principal masculin de l'histoire, par qui transparaîtra une histoire d'amour entre lui et Maetel. Sous-entendue tout du long, elle n'en reste pas moins facile à reconnaître et est beaucoup moins suggérée que celle qui unit Toshiro à Emeraldas.

Bref, je ne parle ici que des personnages principaux, mais d'autres, plus ou moins importants viennent se greffer autour et je laisserai aux lecteurs le plaisir de les découvrir. Parlons tout de même de l'anime d'un point de vue technique.

Space Symphony Maetel souffre d'un défaut inhérent à bon nombre de série de Matsumoto, à savoir que le premier épisode est techniquement très soigné, pour en mettre plein la vue aux spectateurs et leur donner envie de regarder la suite, mais les épisodes suivants semblent avoir été réalisés presque à la va vite. Même si animation et mise en scène se maintiennent, c'est surtout au niveau de la qualité des dessins que les défauts se font sentir, avec des personnages aux contours mal réalisés, dessinés trop vite. Ca n'empêche pas d'apprécier la série, mais c'est un point très dommage qu'on pouvait relever sur Gun Frontier ou Galaxy Railways par exemple. Outre cela, l'anime utilise pas mal de plans en 3 dimensions qui sont relativement mal intégrés au reste. Le Death Shadow d'Harlock, le Queen Emeraldas, le Galaxy Express 999 et les vaisseaux de Promethium sont réalisés en images de synthèse. Si les deux derniers ne choquent pas outre mesure, les vaisseaux d'Harlock et d'Emeraldas ont bien du mal à s'incruster dans l'image tant leur animation, presque trop fluide, dépareille avec le reste. Que dire en plus de ces plans où sont côte à côte les deux vaisseaux accompagnés de celui de Nazca qui, lui, est réalisé en 2D traditionnelle. Cela se laisse regarder et même s'ils sont étrangement animés, les vaisseaux restent superbes dans leur design, ce qui n'enlève rien à la violence des combats, mais il me semblait intéressant de noter cet élément.

Un élément qui joue en faveur de cette « symphonie de l'espace », c'est bien entendu la bande son. Taro Hakase nous signe une magnifique OST portée par des thèmes symphoniques de toute beauté. Certains morceaux sont des reprises du thème principal sous différentes variations et collent toujours à l'action.

Au final, Space Symphony Maetel est une très bonne série. Si Maetel Legends était plus un cadeau pour les fans, difficilement regardable par le néophyte à cause de ses défauts techniques, ici, peu ou prou de choses à redire. L'histoire est digne des oeuvres du maître et il s'en dégage une certaine mélancolie et une tristesse même si l'espoir est toujours sous-jacent. Il n'est pas nécessaire de connaître les autres oeuvres pour comprendre celle-ci, même si ça reste un plus non négligeable.

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Informations Techniques
Titre(s) alternatif(s) :
Space Symphonic Poem Maetel ~Galaxy Express 999 Side Story~
Ginga Tetsudo 999 Gaiden
Année : 2004
Genre : Science-Fiction
Histoire originale : Leiji Matsumoto
Réalisateur : Shin-ichi Masaki
Producteur : Shin-ichi Masaki
Compositeur : Taro Hakase
Character-Designer : Keisuke Masunaga
Format : 13 x épisodes
Note de l'auteur
8/10
Media
Space Symphony Maetel
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