Le 19/02/2006 à 19:40:07.

La planète La Metalle, la planète la plus lointaine du système solaire est en train de mourir depuis que son orbite s'est éloigné du soleil. Puisque l'astre artificiel créé par son peuple menace de mourir, la reine La Andromeda Promethium décide que la population de la planète devra être robotisé afin de survivre. Cependant, ses filles Maetel et Emeraldas refusent de se soumettre et décideront de combattre Hardgear qui transforme le peuple dans la planète La Metalle dans le but peu avouable de la diriger.

Soyons réaliste, la série a de très bons avantages, et de très mauvais inconvénients qui font d'elle au final une OAV indispensable aux fans de l'univers de Matsumoto mais relativement inutile pour le spéctateur lambda. Le script est signé Mugi Kamio qui n'en est pas à un coup d'essai dans les oeuvres du papa d'Harlock puisqu'il a également signé les scripts de Cosmo Warrior, Gun Frontier et a travaillé sur Space Symphony Maetel, de son côté, le réalisateur, Kazuyoshi Yokota, est un ancien qui a à son actif de nombreuses séries, cependant celle-ci n'ont pas forcément grand-chose à avoir la Science Fiction puisqu'on le retrouve sur Un Chien des Flandres, Tom Sawyer, Heidi, Peach Girl, Flo et les Robinson Suisses... Autrement dit, on est loin de séries aux suspens soutenu inhérent bien souvent à la Science Fiction. Si le design est relativement agréable, bien qu'assez conventionné, l'un des très gros points négatifs vient de la bande sonore, réalisée avec un synthétiseur de piètre qualité qui mine constamment l'ambiance de l'anime. Pourquoi certaines séries bénéficient-elles de bandes sons somptueuses alors que fréquemment les OAV comme celle-ci donnent l'impression d'avoir été réalisées à la va-vite ? Car ce n'est même pas l'animation, ni la mise en scène, avec bon nombre de scènes utilisées et réutilisées dans un souci d'économie, qui donneront au spectateur l'envie de rester devant son écran.
Alors tout est-il si sombre dans ces OAV ? Et bien non, comme il est dit plus haut, le scénariste est un habitué des séries de Matsumoto, et ces OAV sont une nécessité pour comprendre l'univers de l'auteur puisqu'elles sont le point de transition entre Queen Millenia et Galaxy Express 999. Ainsi, on nous présente la reine La Andromeda Promethium qui, ne voulant que le bien de son peuple, oblige celui-ci à se robotiser, à abandonner pour toujours son humanité avec ses inconvénients (un corps fragile), mais ses avantages également (les sentiments). Autrefois mère aimante, pensant avoir trouvé la solution pour sauver les siens, elle tombe dans les griffes de Hardgear qui avec son design étrange et sa voix mal choisie ne restera pas comme un méchant particulièrement effrayant. On voit alors la déchéance de la femme qui essaie de rester noble devant ses sujets mais qui laisse ses craintes et ses regrets se libérer lorsque personne ne la voit. D'un autre côté, nous avons Emeraldas et Maetel, les héroïnes de ces OAV, deux soeurs, de caractères bien différents, toutes les deux aiment leur mère, mais tout autant aiment-elles leur humanité et pour rien au monde elles ne la perdront. Pour cela, il leur faudra affronter Hardgear puis fuir à bord du Galaxy Express 999 afin d'aller chercher de l'aide pour le peuple de la planète La Metalle. Les deux personnages sont les deux faces d'une même pièce, car si leurs idéaux sont les mêmes, leur méthode différent, Maetel est un personnage profondément humain, qui ressent de la peine pour les autres, elle symbolise toute la féminité chez Matsumoto. De son côté, Emeraldas possède la force et le courage, mais toutes les deux ont la volonté d'aller au bout de leurs croyances.
Alors, les OAV restent intéressantes d'un côté puisqu'on apprend comment la jeune héroïne de Queen Millenia devient le tyran que l'on connaît dans Galaxy Express, et l'on en découvre plus sur les deux héroïnes de Matsumoto, Maetel et Emeraldas, notamment sur leur passé et leur relation avec leur mère. Voici donc tout l'intérêt de l'anime qui encore une fois, n'a surtout d'attrait que pour l'amateur de Matsumoto, puisque la réalisation technique où seul le design des personnages semblent tirer son épingle du jeu, ne restera pas dans les mémoires. A vous de voir en fonction de votre camp.


