FLCL

Le 05/01/2005 à 06:52:02.

Histoire

La ville de Mabase, une ville comme les autres où jamais rien ne se passe, même si une étrange usine en forme de fer à repasser, sans porte d'entrée, d'où s'élève de la fumée chaque jour à la même heure, trône en haut d'une colline. Naota, un jeune de 12 ans, alors qu'il traîne avec son amie Mamimi, se fait renverser par une fille en vespa du nom d'Haru Hara Haruko qui le frappe au front avec sa guitare... Le lendemain, cette dernière est engagée par le père de Naota pour servir comme gouvernante. Quelques jours plus tard, deux étranges robots sortent du crâne de Naota, à l'endroit exact où la guitare avait frappé, et commencent à se battre

Avis

FLCL est donc une série du studio Gainax, le fameux studio à qui l'on doit Evangelion, Nadia, Gunbuster et d'autres. Mais cette série ne ressemble à rien d'autres, un peu comme Abenobashi du même studio, ça part dans tous les sens, et à 200 à l'heure.
Autant le reconnaître, le scénario, même s'il est excellent, est véritablement difficile d'accès, les relations entre les personnages, leur origine, leurs motivations sont louches, et après mon quatrième ou cinquième visionnage de l'anime, j'arrive enfin à m'y retrouver. Cela dit, l'histoire se laisse suivre avec grand plaisir. L'anime reposant sur 6 épisodes, la résolution de l'histoire arrive vite, on aurait voulu que la série s'étende sur plus d'épisodes, mais c'est ainsi.
Parlons-en des personnages. Notre héros, Naota, jeune garçon mal dans sa peau, qui essaye d'imiter son frère depuis que celui-ci est parti jouer au base-ball aux USA, sa vie change le jour où il rencontre Haruko, une jolie jeune fille d'une vingtaine d'année qui se ballade toujours en vespa. Cette dernière incarne le personnage délirant de la série, une espèce de folle furieuse qui se sert de sa guitare comme d'une arme, qui utilise un chat comme moyen de communication, avec un gant de boxe relié à un ressort qui sort d'entre ses jambes quand le père de Naota tente de lui sauter dessus... Bref, c'est à cause d'elle que tout arrive, installant la pagaille dans la petite ville tranquille de Mabase...
Mamimi, c'est le personnage cool de la série, cool dans le sens tranquille, car complètement à la masse... C'est l'ancienne petite copine du frère du héros, mais elle traîne avec ce dernier depuis qu'il est parti. Et du jour où il va arriver, elle va se mettre à éprouver une attirance sans nom pour Kanchi... Kanchi, c'est qui ? C'est ce fameux robot qui sortira de la tête de Naota. Après qu'Haruka lui explosera le crâne à coup de guitare, il se retrouvera au service de la famille, maltraité par le père ou le grand-père, mais toujours là pour sauver la ville au moment décisif.
Et tant d'autres personnages comme les copains d'école, le bureau de l'immigration interstellaire qui graviteront autour de nos héros.
Ce qui fait tout l'attrait de ce titre, c'est sans hésiter son animation et sa mise en scène, les deux étant intrinsèquement liés. FLCL, ce n'est pas un anime reposant sur un type d'animation, cet OVNI fait un mixe entre tous les genres existants, les utilisant au moment opportun pour en tirer le meilleur effet. L'animation sera calme et les dessins appliqués lorsque les protagonistes ont une discussion sérieuse, ou au contraire, lorsqu'ils fichent n'importe quoi, tel dans l'épisode 5 qui se transforme en jeu de guerre façon tire à blanc pour le coeur de la belle Haruko, les dessins sont réalisés à la va-vite, et les actions s'enchaînent. D'ailleurs, cet épisode 5 dont on parle est un exemple d'inventivités puisqu'une même scène enchaînera des dessins dans un style classique, puis manga/comics puis à la South Park (cf. photo à droite). Ou encore, comment ne pas parler de cette technique qui mélange, véridiquement, manga et anime, puisque toute une scène est représentée sous forme de manga, avec, à part quelques exceptions, la caméra qui s'amuse à suivre la page dans le sens de lecture sur fond de musique rock, délirant.
La musique, on peut en parler. Elle a un grand rôle dans l'ambiance de l'anime et est signée principalement par un groupe de j-rock nommé The Pillows, genre de Beattles en plus bourrins avec un Rock très sympa et tout à fait en osmose avec le reste de la série. A essayer au moins par curiosité.
Bref, il ne faut pas être allergique à cet humour typiquement Japonais à base de non-sens, des scènes qui s'enchaînent à 200 à l'heure, un scénario dur à suivre pour apprécier cette série. Les avis sont partagés dessus, FLCL ne laissant pas indifférent, on déteste ou on adore, en tout cas, pour ma part, j'adore...

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Informations Techniques
Année : 2000
Genre : Science-Fiction
Réalisateur : Yooki Enomoto
Producteur : Kazuya Tsurumaki
Compositeur : The Pillows
Character-Designer : Yoshiyuki Sadamoto
Format : 6 x 2 épisodes
Note de l'auteur
9/10
Media
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